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photos de mon
site amateur
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"livres-legion-etrangere"
proviennent des livres
et des photos de ma
"collection personnelle"
et du mensuel:
"Képi Blanc",
le magazine de la
"Légion Etrangère".
La
Tradition
à la Légion Etrangère :
Le
salut :
C'est
l'expression même de la discipline, la manifestation spontanée
du respect envers le supérieur. Celui-ci, par la qualité
de sa réponse, doit prouver qu'il en est digne.
Le
salut au caïd :
A
l'arrivée du Chef de corps au quartier, chaque matin, ou
dans tout poste tenu par une unité légion, le poste
de police lui rend les honneurs. Le clairon sonne " Au Caïd
", suivi par le refrain du Boudin, avant qu'il ne passe la
Garde en revue et que chacun se présente à haute voix.
Tous ceux qui entendent les sonneries se mettent au gare-à-vous,
face à l'entrée, jusqu'à la fin de son exécution.
Lorsque le " Caïd " est joué par une batterie,
les tambours saluent de la main entre chaque roulement.
Dans certaines circonstances particulières, l'exécution
de la sonnerie " Au Caïd " est une manifestation
de courtoisie destiné à honorer une haute autorité
très liée ou ayant servi à la Légion,
les anciens Chefs de corps de Légion, par exemple.
Le Général commandant la Légion étrangère
est accueilli par la même sonnerie, suivie des seize premières
mesures du " Boudin ".
Le
Boudin :
"
Le Boudin "est la marche officielle de la Légion.
Ce titre, à lui seul, évoque la merveilleuse aventure
des Képis Blancs. Mais quelle est donc l'histoire de cette
marche, que nous considérons tous comme " la Marseillaise
" légionnaire?
Les origines du mot, comme
celles du thème du célèbre refrain, sont assez
mal connues. Les uns pensent au rouleau de toile long de 52 centimères
roulé sur le sac ou porté en bandoullière,
et qu'on appelait volontier boudin, les autres à une origine
plus gastronomique.
La mélodie serait inspirée d'une oeuvre de Rameau,
d'une adaptation du refrain du 67ème R.I. en 1862 , ou d'une
décision impériale prise en Crimée ou en Italie.
Il est difficile de trouver une origine exacte.
Mais peu de temps avant le départ du Régiment étranger
en janvier 1863 pour le Mexique, c'est Monsieur Wilhelm, Chef de
musique qui dirigeait la fanfare du 2 ème Etranger qui compose
à partir de ce thème des 16 mesures imposées
depuis 1840, une marche qui est devenue la marche de la Légion
étrangère: " le Boudin ".
L'origine de cette marche remonte à 1860, époque à
laquelle , le Roi des Belges envoya des hommes à la France,
afin qu'ils fussent incorporés dans la Légion étrangère.
Ils y furent notamment traités de " Tireurs au cul "
par une majorité d'Allemands qui composaient à ce
moment là l'essentiel de la Légion. Quant aux paroles,
il semble qu'elles aient connues des variantes dues à l'imagination
fertile des légionnaires. Les paroles actuelles ont probablement
été adoptées vers 1870, alors que le roi des
Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en
France et que de nombreux Alsaciens-Lorrains s'engageaient à
la Légion.
Pour terminer, nous ne sauront sans doute jamais si les paroles
sont dues aux épaules des légionnaires ou à
leurs estomacs, mais il est indéniable que " le Boudin
" est un morceau qui exalte l'amour profond du légionnaire
pour son drapeau et pour sa patrie d'adoption.
Si l'on ne salue pas pendant l'exécution du Boudin, on l'exécute
et on le chante au garde-à-vous.
La
Musique :
De
tous temps, la Musique principale de la Légion étrangère
a occupé une place privilégiée dans la faveur
du public. A la puissance d'exaltation qui rayonna des musiques de
marche et au prestige dont jouissent le fameux " Képis
Blans", elle ajoute son allure solennelle et éclatante,
expression la plus directe de la personnalité légionnaire.
Son histoire commence avec celle de la Légion, créée
par l'ordonnance royale du 10 mars 1831.
A cette date, le nombre des musiciens est réglementé
par les habitudes militaires de l'époque. C'est pourquoi, la
Musique de la Légion, à ses débuts, comprend
un effectif plus que modeste, avec uniquement un chef de musique,
un sous-chef de musique, et seulement ving-sept exécutants.
Il faudra alors de très nombreuses années de travail
et d'efforts pour que la Musique soit en état de se produite
dignement face au public. Malgré ses modestes moyens, la musique
se fera remarquer par ses qualités musicales.
Dès 1860, le nombre des excécutants atteint quarante
musiciens. Elle est dirigée à cette époque par
Monsieur WILHELM. c'est lui qui composera la célèbre
marche de la Légion: " le BOUDIN ".
L'orchestre à corde est crée vers la fin de l'année
1887. Au départ, son répertoire se compose d'oeuvres
populaires connues, puis s'étoffera d'oeuvres musicales de
plus grandes envergures.
Dissous lors de la déclaration de la Guerre 14-18, la Musique
reverra la jour dès la paix rétablie. A ce moment, l'essor
grandissant de l'harmonie et de l'orchestre symphonique, grâce
à un répertoire très étendu est remarquable.
Nous assistons à l'age d'or de la Musique , par sa batterie
et ses fifres, trompes et trompettes de cavalerie.
Pourtant en 1940, la Musique est à nouveau dissoute puis renait
en 1946. Si l'harmonie reste prestigieuse, l'orchestre à corde
à complètement disparu. La batterie conserve ses caractéristiques
propres avec ses fifres et son chapeau chinois, et le port particulier
des tambours qui facilite la cadence lente.
Aujourd'hui, la Musique de la Légion étrangère
effectue de très nombreux déplacements en France et
à l'Etranger. Elle a le privilège de faire défiler
d'une manière particulièrement remarquable nos régiments
de Képis Blancs, par son pas lent hérité des
régiments de Hohenlohe, et immortalisés par nos anciens
autour du monde au service de la FRANCE.
Le
Chapeau Chinois :
Le
chapeau chinois est un instrument de percussion comportant un pavillon
de cuivre perché sur un bâton, garni de clochettes et
de grelots, que l'on agite comme un hochet. En outre, il est orné
de queues de cheval.
Origine
des Queues de Cheval :
Coutume
d'origine islamique, adoptée par les régiments d'afrique
qui, suivant l'exemple de l'ennemi, ont pris l'habitude d'exposer
devant la tente du chef, la queue du cheval tué sous lui au
combat.
Ainsi était démontrée la valeur, le courage du
commandant, témoignage tangible de son ardeur au combat.
On peut donc penser que le chapeau chinois, instrument de percussion,
était en même temps un emblème traditionnel et
symbolique.
Le
pas Légion :
Aujourd'hui
l'infanterie défile en général à la
cadence de 120 pas à la minute. Les chasseurs à pieds
et alpins utilisent eux une cadence plus rapide, tandis que la Légion,
elle, fidèle à ses origines, a conservé une
cadence proche de celle de la Légion d'Hohenlohe.
Elle défile au rythme de 88 pas à la minute, ce qui
lui fait attribuer une place spéciale dans les défilés.
La
poussière :
La
poussière est une cérémonie qui semble tirer
son origine d'une coutume de l'armée d'Afrique, et notamment
des colonnes mobiles. L'eau était rare, parfois plus que
le vin, aussi avant le repas prenait-on le temps de rincer les vers
avec une goutte de vin que l'on se gardait bien de jeter.
Le cérémonial traditionnel correspond aux commandements
suivants, chacun s'assure que son verre contient un peu de vin,
rouge en général:
- " Attention pour la poussière ! "
Les convives au garde-à-vous, tiennent leur verre à
la hauteur du menton, coude droit collé au corps.
- Envoyez !
Puis le popotier, ou le maître de chant, entonne " Le
Boudin " , précédé ou non du refrain de
l'unité.
La
popote :
La
popote des officiers, et tout particulièrement celle des
lieutenants est le lieu ou se cultivent et se perpétuent
certaines traditions moins solennelles mais dont l'importance ne
sauraient être mésestimées, ne serait-ce que
par le sens d'un certain cérémonial, d'un certain
gout du panache, qu'elles développent.
A cette réunion qui n'a pour but que de resserrer les liens
de camaraderie, doivent régner une gaieté et une atmosphère
de bon aloi.
Elle est organisée dans une enceinte militaire, ses participants
se doivent donc d'y avoir une tenue et une conduite irréprochables.
Le
menu :
Le
popotier lit le menu traditionnel dans toutes les popotes de l'armée
française, avec toutefois une légère variante
propre à la Légion.
Il ajoute: " ... de l'avancement dans l'armée française
en général, et de la Légion Etrangère
en partuculier , ce dont je serai, d'ailleurs, le dernier et ô
combien indigne bénéficiaire ".
Puis le popotier invoque le Saint-Patron de la Légion. Il
est d'usage aussi d'invoque le Saint-Patron des éventuels
invités d'honneur.
CAMERONE
:
L'anniversaire
du combat du 30 avril 1863 marque le début de l'année
légionnaire.
Il est célébré d'une manière grandiose
depuis le début du siècle.Cette commémoration
a lieu partout dans le monde, ou existent des légionnaires
et des anciens légionnaires.
Au cours d'une prise d'armes solennelle, le récit rituel
du combat de Camerone est lu à haute voix, en général
par un officier.
Au 1er Régiment Etranger, la main articulé du Capitaine
Danjou est portée solennellement devant le monument aux morts.
Cette relique pieusement conservée dans la crypte du musée
est alors présentée aux troupes.
La cérémonie est précédée d'une
veillée souvent sous forme de " son et lumière
" , le soir du 29 avril.
L'après midi du 30 avril est généralement consacré
à des réjouissances ( kermesse, jeux) qui réunissent
l'ensemble de la famille légionnaire.
C'est l'occasion de rencontres, de manifestations de camaraderie
franche et joyeuse où s'expriment toute la chaleur et toute
la force des relations humaines au sein de la Légion. Vous pouvez lire le récit complet du combat sur la page
"Camerone" de ma page d'accueil.
Noël
:
Noêl
est, pour la Légion, une fête aussi importante que
Camerone, bien quelle se situe sur un autre plan. C'est une véritable
fête de famille à laquelle nul ne peut manquer.
Il n'y a pas de permissionnaires ce jour là, et tous, officiers,
sous-officiers et légionnaires, s'ingénient à
donner un vif éclat aux manifestations qui marquent traditionnellement
l'évènement : la messe, la distribution de cadeaux,
le concours de crèches, la veillée et le réveillon.
La distribution des cadeaux de Noêl par le commandant de compagnie
se fait au cours de cette soirée qui réunit tous ceux
que le service ne retient pas.
1
er Janvier :
Les
sous-officiers présentent leurs voeux au Chef de corps et aux
officiers. Ils profitent de cette occasion pour les inviter dans leur
mess ou dans leur popote.
Les
Rois :
Les
officiers reçoivent les sous-officiers le jour de l'Epiphanie.
La fève traditionnelle désigne un roi, toujours un
sous-officier, dont le choix à été décidé
en fonction de sa prestance et de ses qualités. La reine
est généralement le lieutenant le plus jeune en grade.
Le roi prononce un discours, soigneusement élaboré,
généralement avec l'accord du chef de corps. Il organise
sacour et ne manque pas d'évoquer les évènements
de l'année écoulée.
Au gré des suggestions de ses courtisans, il promulgue un
certain nombre d'ordonnances .
Ce jour là, c'est le roi qui va goûter la soupe. Il
se rend aux cuisines en grande pompe. Il y rencontre ses sujets
et leur accorde quartier libre et quart de vin supplémentaire.
L'usage veux que le Chef de corps soit le premier personnage du
royaume après le roi, afin de le conseiller dans ses décisions.
Les
fêtes des régiments :
En
plus des fêtes communes à toute la Légion, chaque
régiment commémore une des dates les plus marquantes
de son histoire, ou la fête de son saint patron.